Langue des signes française

La langue des signes française (LSF) est une langue visuelle qui est la langue des signes utilisée par les sourds francophones et certains malentendants pour traduire leur pensée. La LSF est une langue à part entière et un des piliers de l’identité de la culture sourde.
La LSF est signée par 100 000 à 200 000 personnes sourdes.

La Langue des Signes est une langue visuelle. C’est le moyen de communication qu’utilisent les sourds pour dialoguer. Elle est une langue à part entière au même titre que les langues parlées telles que le Français ou l’Anglais. Elle est actuellement pratiquée par plusieurs centaines de milliers de personnes sourdes en France. De plus, les professionnels en contact avec des déficients auditifs la pratiquent, comme les enseignants, orthophonistes, travailleurs sociaux et bien sur les interprètes spécialisés. Elle peut également être utile aux deux millions de devenus-sourds français, aux travailleurs dans l’industrie bruyante, aux plongeurs sous-marins et dans tout autre contexte où la communication verbale n’est pas possible.

Elle est constituée de 5 paramètres : positions des doigts et de la main, mouvements, emplacement et expressions du visage. Elle comporte également une syntaxe (le lieu, les personnages, l’action) et une grammaire.

Tout savoir sur La Langue des Signes Française (LSF)

La LSF (langue des signes française) est un mode de communication qui a divers types de supports pour exprimer le sens : un signe peut parfois correspondre à un mot, dans d’autres cas le sens se construit par dactylologie (des lettres pour un mot et le sens peut aussi se donner par lecture labiale.

Elle s’appuie beaucoup sur le langage mimique (expression par un geste défini des objets, actions, sentiments), sur l’imitation (caractéristique d’un objet, d’une action), mais aussi sur la symbolisation, l’allusion et les conventions. L’expression du visage est très importante car également porteuse de sens dans la LSF. Les mimiques du visage, des yeux, de la bouche, des joues, sourcils, renseignent très souvent l’interlocuteur sur la vitesse de l’action, la taille d’un objet, la quantité, etc.

La LSF à travers le monde

Chaque pays a sa propre Langue des Signes que les sourds utilisent donc elle n’est pas universelle, mais les sourds de pays différents communiquent facilement entre eux après un petit temps d’adaptation. Il y a donc la L.S.F pour Langue des Signes Fraçaise, la B.S.L pour British Sign Language, la A.S.L pour American Sign Language et c’est ainsi pour tous les pays.

Tout comme les autres langues auxquelles nous sommes plus habitués, la langue des signes n’est pas universelle. Ainsi, par exemple, les alphabets dactylologiques Belges, Hollandais, Suisse, Allemand, Danois, Suédois, Italien, Espagnol, Portugais, Argentin, Brésilien n’utilisent qu’une seule main pour épeler un mot. En effet ils ont tous la même racine : l’alphabet des sourds français utilisé au 18ème siècle. L’alphabet international a aussi ces bases là. Les alphabets Anglais, Australien, Irlandais, Yougoslave font appel aux deux mains. En Grèce, on ne dispose que de 24 lettres alors il n’y a que 24 signes dactylologique pour la main. De même que les lettres russes sont différentes que celles de notre alphabet romain…il existe seulement 32 lettres dactylologiques russes, pour le polonais 39, l’iranien 33, l’hébreu 43, le japonais 86…

Même si, comme une langue orale, la langue des signes s’est créée grâce à des signes arbitraires (comme nos propres mots arbitraires) au milieu des sourds, afin qu’ils puissent se comprendre (par exemple, certains mots se signent avec la forme des doigts qui imite la première lettre du mot en dactylologie – la couleur « rose » se dit en formant la lettre »R » avec la main et en passant la main sous le menton), certains signes de base, comme manger ou boire ou laver, sont néanmoins identiques, ce qui est compréhensible. Ainsi, des sourds de pays différents et avec une langue des signes différente se comprennent presque totalement au bout de deux heures de discussion environ, quel que soit le niveau de difficulté du sujet de discussion. De par cette facilité de communication entre eux, les personnes sourdes voyagent beaucoup, ils savent qu’ils peuvent trouver à l’autre bout du monde un sourd semblable à lui prêt à l’aider.

Enfin, il existe une la langue des signes internationale. La langue des signes Française subit petit à petit des changements, quelques marques personnelles des langues (comme les lettres dactylologiques incluses dans le signe) sont gommées.

La grammaire de la LSF

Il existe des signes qui préfigurent une expression idiomatique du français, et traduisent une phrase entière en un seul geste.

Les temps du verbe n’existent pas, en LSF on précise seulement le moment où se déroule l’action (avant ou hier pour le passé, aujourd’hui pour le présent, après ou demain pour le futur).

Mais le temps est donné par la position du corps et en particulier de l’épaule de la main maîtresse. Le positionnement des signes par rapport au corps (plus ou moins éloignés) donnent aussi l’idée du temps (passé, présent, futur).

La date exacte est ensuite posée par le signeur si nécessaire (il y a deux ans, hier, tout à l’heure, demain, dans un mois, etc). L’ordre des signes est inversé. Le verbe se met généralement en fin de phrase. En premier on met toujours les compléments circonstanciels de temps,de lieu. C’est une logique très visuelle.

Enfin, comme nous l’avons déjà mentionné, le corps et les mimiques du visage sont très importantes et renseignent l’interlocuteur sur le type de la phrase.

L’alphabet dactylographique consiste à représenter chaque lettre de l’alphabet par une position définie des doigts de la main (droite pour les droitiers et gauche pour les gauchers). Cet alphabet ne sert qu’à épeler des mots inconnus (noms de villes, prénoms, etc). __ Le prénom des personnes__ est toujours épelé avec la dactylologie (l’alphabet de sourds que l’on signe avec la main) Mais en fait, en entrant dans une communauté sourde, il est d’usage de recevoir un surnom, un prénom qui se fait en un seul geste. Ce nouveau nom s’attribue généralement en fonction d’une caractéristique morale ou physique qui semble la plus importante aux yeux de la communauté sourde.

Ne pas confondre LSF et LPC (Langage Parlé Complété)

Le langage parlé complété, à ne pas confondre avec la langue des signes, est une méthode qui s’ajoute à la parole pour les enfants oralisés. Elle consiste à associer à chaque syllabe prononcée le signe qui s’y rapporte. En général, le signe rappelle ou plus moins la manière de prononcer la syllabe.

Quelques conseils pour la communication avec une personne sourde

Si vous ne connaissez pas la langue des signes, la communication avec un sourd est tout a fait possible car les sourds lisent aussi souvent sur les lèvres. C’est la lecture labiale.

Voici quelques recommandations pour faciliter la communication :

  • Parlez à la personne bien en face. Sachez que les moustaches, un stylo dans la bouche ou une cigarette gêne la bonne compréhension de la lecture labiale.
  • Ne vous retournez pas ou ne baissez pas la tête lorsque vous parlez afin que votre interlocuteur sourd ne perde un morceau de la discussion.
  • Si vous changez de sujet prévenez votre interlocuteur. Comme on ne peut lire sur les lèvres que 30% des mots, les 70% restant sont des hypothèses.
  • Evitez les phrases longues. Préférez des phrases simples et courtes qui facilitent la compréhension et demandent moins de concentration visuelle au sourd.
  • En cas d’incompréhension, répétez votre phrase en articulant mieux, il n’est pas utile de la prononcer plus doucement c’est l’articulation qui compte.
  • Ne la répétez pas en criant. De plus crier donne des mimiques faciales proches de celles de l’énervement et de l’agacement.

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