L’abbé Charles Michel de l’Epée (1712-1789) fonda au 18ème siècle la première école publique destinée aux personnes sourdes. Son système éducatif va se fonder sur les signes naturels qu’il a pu observer chez les sourds qu’il rencontre, les signes méthodiques et la dactylologie (langage gestuel) dont il se sert pour l’enseignement du français.

Il a initié la recherche sur un langage de signes méthodique utilisable par les personnes atteintes de surdité, afin de lier ces signes avec le français écrit, commettant peut-être l’erreur, comme l’a souligné Ferdinand Berthier, de vouloir assimiler la structure syntaxique du français à celle de la gestuelle des sourds.

Le regroupement des élèves sourds dans son institution, après sa mort, sentant le besoin de communiquer entre eux, a eu pour effet de favoriser et perfectionner la langue des signes française (LSF), langue naturelle des sourds.

L’échec de l’enseignement du langage de signes méthodiques de l’abbé de l’Épée a montré qu’il est vain de vouloir enseigner aux sourds sans tenir compte de leur identité culturelle.

Il n’existe pas vraiment de Langue des signes internationale ni de Langue des signes universelle mais certains signes simplifiés sont utilisés pour signes avec les bébés on appelle cela de la Langue des signes bébé

 

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